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Autour du fleuve

1er juillet 2014 | par Marie-Julie Gagnon

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Bien avant la construction du Chemin du Roy, le fleuve Saint-Laurent servait de route aux autochtones et aux explorateurs. Dès les débuts de l'histoire du Canada, il tient un rôle de premier plan.
 
 
Depuis le Platon, parc qui se trouve sur la plus haute colline de la ville où se tenait jadis un fort, on a une bonne idée de ce que les premiers habitants pouvaient voir. Le type d’embarcation qu’on aperçoit naviguer aujourd’hui est bien sûr loin des canots de jadis, mais le fleuve reste important dans la vie des Trifluviens, tout comme le Saint-Maurice, l’un de ses affluents.
 
En arrivant à Trois-Rivières depuis Montréal, on voit le fleuve s'élargir pour former le lac Saint-Pierre (environ 15 km de long). Dès l’arrivée des beaux jours, les amateurs de kitesurf s’y donnent rendez-vous pour profiter des vents du secteur.
 
 
Le fleuve se rétrécit ensuite à Trois-Rivières, à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice. La position géographique de la ville en a fait un important poste d’échange. À la croisée d’importants cours d’eau, Trois-Rivières a accueilli des scieries dès le milieu du 19e siècle. Au 20e siècle, la forte demande de papier journal propulse l’industrie des pâtes et papiers. 
 
Il suffit d’une visite au Centre d’histoire de l’industrie papetière Boréalis pour comprendre l’importance historique de cette industrie dans la région. Situé dans l’ancienne usine de filtration d’eau de la Canadian International Paper (C.I.P.) de Trois-Rivières, ce musée hors du commun présente le visage humain de l’industrie. On y voit des hommes à l’ouvrage, mais on peut aussi entendre leurs témoignages à propos de la vie sur les chantiers. Un véritable hommage aux milliers de bûcherons, draveurs et ouvriers dont la vie a été intimement liée à celle de la Saint-Maurice.
 
 
Depuis la fin de la drave, le rapport à l’eau a beaucoup changé. Les Trifluviens se sont réappropriés leurs cours d’eau. Les bateaux de croisières internationaux – de plus en plus nombreux – s’arrêtent maintenant au parc portuaire pendant la belle saison. La plage du Parc de l’île Saint-Quentin devient un lieu de rencontre et de repos à l’arrivée des beaux jours. Dès le printemps, on y aperçoit des kayakistes.
 
 
Le Club Multivoile 4 saisons et Maikan Aventure font partie des adresses à visiter si vous souhaitez prendre part à une activité nautique.
 
L’été, pour se fondre à l’histoire tout en prenant du bon temps, la terrasse du Boréalis est tout indiquée. Pas de doute, si la dernière rivière dravée au Québec pouvait parler, elle aurait bien des histoires à raconter.
 
 

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