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Back to the future

8 octobre 2014 | par Diane Laberge

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Parce que Trois-Rivières a la mémoire longue, elle a plus d’une histoire à raconter. Et si on commençait par 4 façons bien à moi de voyager dans le temps?
 
Jouer les couventines
En se promenant rue des Ursulines au cœur du quartier historique, on plonge littéralement dans une autre époque. C’est là, sous le dôme du monastère, que la communauté religieuse éponyme a élu domicile il y a 300 ans. Véritables abeilles, les petites sœurs gèrent alors un cloître, un hôpital et une école. Encore aujourd’hui, les murs de l’école semblent imprégnés de l’odeur des tartines de mélasse et de beurre d’arachides.
 
 
Bien que le vieux Trois-Rivières abrite maintenant de nombreuses galeries d’art, des musées et des restaurants, l’esprit des lieux est encore habité par les fantômes charismatiques de ces petites sœurs aux grands idéaux.
 
S'offrir du heavy metal
Il y a 150 ans, la Mauricie plongeait dans la révolution industrielle. En 1730, sur les bords de la rivière Saint-Maurice, naissait l’histoire de la métallurgie canadienne. Wow! En prenant le temps de serpenter le Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice, j’ai découvert plusieurs vestiges archéologiques de ce qui fut le premier village industriel au Canada : j’ai nommé Trois-Rivières!
 
 
Est-ce la raison pour laquelle Trois-Rivières s’est « forgé » une aussi belle personnalité? Heureusement qu’il se trouve encore quelques passionnés pour transmettre l’art de la forge aux nouvelles générations. 
 
Présenter ses papiers
Fini les musées froids, inodores et incolores. Quand on entre dans les murs de l’ancienne usine de filtration de la Canadian International PaperBoréalis a élu domicile, on s’offre une totale immersion dans un Voyage au bout du monde.
 
 
C’est comme si on avait invité à la même table Jacques Cartier et Steven Guilbeault pour discuter d’avenir et de solutions. L’exposition ouvre les horizons, défrise les toupets et fait appel à tous nos sens autant qu’à notre conscience quant à l’importance et à l’évolution de l’industrie des pâtes et papiers. Je me suis littéralement laissée emporter par l’histoire et j’ai versé une larme devant les arbres porteurs de messages. Après avoir visité Racines et identité, je peux maintenant confirmer que Trois-Rivières est loin d’être un sans-papier. 
 
Sortir de prison
 
Une fois par année, je m’offre ma sortie de prison. Ce n’est pas tous les jours qu’on est incarcéré délibérément. Et puis, la Vieille prison de Trois-Rivières – classée monument historique – a quelque chose de particulier qui m’émeut chaque fois. Conçue pour environ une quarantaine de détenus, elle aurait souvent largement dépassé ce taux d’occupation entre 1822 et 1986. Les murs sont imprégnés d’histoire que nous transmettent des éléments architecturaux d’origine. On se sent presque coupable de retrouver sa liberté. 

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