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Il était une fois… Trois-Rivières

23 juillet 2014 | par Marie-Julie Gagnon

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Combien de fois suis-je passée sur le Chemin du Roy sans savoir que je me trouvais en fait sur la première route carrossable à relier Montréal et Québec? Sûrement des dizaines. Pourtant, je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter à réfléchir au chemin parcouru.
 
 
«Au début du 18e siècle, le réseau routier n’occupe qu’une infime partie du vaste territoire de la Nouvelle-France. Il existe bien des rangs et des bouts de route dispersés ça et là, mais aucune voie ne relie encore la capitale, Québec, à Montréal. C’est en 1706 que le Conseil supérieur prend la décision de construire une route qui longe le fleuve, là où se trouvent les habitations. Grâce à ses "corvées du Roy", le grand voyer Eustache Lanouiller de Boisclerc peut entreprendre les travaux en 1731. Au terme du chantier, en 1737, le Chemin du Roy fait 7,4 mètres de largeur et s’étire sur 280 kilomètres, à travers 37 seigneuries.» Voilà pour la petite histoire, racontée (avec beaucoup plus de détails) sur le site consacré au Chemin du Roy.
 
À l’époque, le chemin est la plus longue route aménagée au nord du Rio Grande. À cheval, il fallait environ quatre jours et demi pour faire la route Québec-Montréal (deux, au grand galop). Vous imaginez?
 
Le magnifique site Web qui lui est consacré présente les attraits qui le longent, les événements à venir et des photos. Il est également possible de télécharger un carto-guide ou de le commander.
 
 
 
Quand on le parcourt aujourd’hui, on peut encore voir de magnifiques demeures ancestrales. Mais on aperçoit aussi le non moins légendaire Coconut bar, où l’on peut siroter un cocktail dans un décor tiki kitsch à souhait, et des «carrosses» à l’allure bien différente de ceux d’antan. 
 

 
De la croix… au yiable
 
L’histoire, à Trois-Rivières, reste très présente. Au Parc de l’île Saint-Quentin, une croix rappelle que Jacques Cartier a posé sa troisième en Nouvelle-France à cet emplacement. Le site patrimonial de Trois-Rivières correspond à l’un des trois premiers noyaux du peuplement de la Nouvelle-France. Il se trouve au cœur de la ville fondée en 1634.
 
En plus de visiter la Vieille prison et le Centre d’histoire de l’industrie papetière Boréalis, il faut absolument prendre part à une visite guidée du Vieux-Trois-Rivières pour mieux comprendre son rôle dans l’histoire de la Nouvelle-France. Celle proposée par le personnage coloré Baptiste Leblanc nous en a mis plein la vue, à ma fille de 7 ans et moi. En plus d’être vêtu comme un ouvrier de 1928, le comédien emprunte les expressions de l’époque.
 
Savez-vous pourquoi les colons sont venus s’installer à Trois-Rivières ?
La réponse de Baptiste Leblanc. 
 
 
Trois-Rivières compte aussi son lot de légendes. Saviez-vous que le «yiable», comme l’appelle Baptiste Leblanc, erre encore à Trois-Rivières? Tout ça à cause d’une histoire de vieille fille
 
L’une des légendes les plus intrigantes concerne aussi le «mur des pendus».
Laissons Baptiste le présenter…
 
 
Pas de doute, il y a bien des fantômes à Trois-Rivières…
 
Pratico-pratique :
• Pour faire une visite guidée, il faut communiquer avec le bureau d'information touristique.

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