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9 faits historiques que vous ignoriez peut-être sur Trois-Rivières

13 septembre 2019 | par Émilie Sirois

À l’embouchure du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, Trois-Rivières bourdonne de vie. Parce qu’elle est forte de son histoire vieille de plus de 375 ans! Curieux d’en apprendre plus sur l’une des premières villes de l’Amérique francophone? Découvrez 9 faits historiques que vous ignoriez peut-être sur cette charmante Trois-Rivières.


The three Rivers (River St. Laurence), Peinture de : W.H. Bartlett, 1840

1535 : la croix de Jacques Cartier


Photo : Maxime Delclos

En 1535, lors de son voyage de retour, l’explorateur Jacques Cartier fait halte à l’île Saint-Quentin pour y planter une croix de bois. Ce geste symbolique lui permet alors de revendiquer la terre au nom du roi de France. Depuis, l’île s’est érodée, et la croix a disparu… Mais une croix symbolique la remplace. Et puis, c’est l’occasion idéale d’explorer l’île Saint-Quentin, un paradis de verdure en plein milieu de la ville!

1730 : les Forges du Saint-Maurice


Première industrie sidérurgique du Canada, les Forges-du-Saint-Maurice sont le théâtre d’une première importante qui détermina son emplacement. À l’époque, l’intendant de la colonie reprend le projet d’une industrie après plusieurs faillites. Plusieurs spécialistes hésitent sur l’emplacement, jusqu’à l’arrivée de Gaspard Joseph Chaussegros de Léry, ingénieur en chef. Son mandat : calculer la force hydraulique du ruisseau des Forges. Il est l’un des premiers à effectuer ce genre de calcul avec des chiffres! Pour en apprendre plus, il faut se rendre sur place et constater la grandeur de cette industrie fructueuse à l’époque.

Psst, prenez la peine de saluer le diable, parce que Mme Poulin lui a cédé sa terre. C’est bien la première fois que le diable est résident d’un lieu, lui qui n’est toujours que de passage. Demandez donc à vos guides ce qui se cache derrière cette histoire!

1697 : les Ursulines s’installent à Trois-Rivières


En 1697, les Ursulines débarquent à Trois-Rivières pour fonder un ministère. Elles logent à la demeure du gouverneur Ramzay jusqu’à leur déménagement au monastère en 1699. Puis, un vent de changement souffle alors que la communauté trifluvienne devient indépendante avec la nomination d’une mère supérieure. Elles fondent alors plusieurs écoles pour y éduquer les jeunes filles françaises et abénaquises, en plus de soigner les malades. Et récemment, une nouvelle page vient de se tourner pour cette communauté religieuse alors qu’elles ont quitté le monastère. Pour découvrir le quotidien de ces femmes qui ont éduqué des générations et générations de jeunes filles, il faut visiter le musée des Ursulines!

1822 : la (vieille) prison de Trois-Rivières


À sa construction en 1822, la prison de Trois-Rivières se situe aux limites de la ville. Elle accueille alors les détenus ainsi que le gouverneur et sa famille. Eh oui! Ils vivent à l’intérieur même des murs de la prison. Vous verrez d’ailleurs les vestiges de leurs appartements au troisième étage où ils avaient un balcon privé. Fait intéressant : la femme du gouverneur s’occupait de l’aile des prisonnières, et les enfants reprenaient souvent la gouvernance de la prison, ayant été élevés dans ce milieu carcéral. Savez-vous jusqu’à quand la famille du gouverneur a vécu entre ces murs? Jusqu’en 1972, et la prison a fermé ses portes en 1986. Étonnant, non?

1900 : le Dr De Blois et sa thérapie par l’eau


Construite en 1742, la maison Rocheleau accueille la pratique du Dr De Blois vers la fin du 20e siècle. Il se proposait de soigner les gens grâce à une eau de meilleure qualité. Fait intéressant : la maison est à côté du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dont l’eau est réputée pour ses propriétés guérissantes. Quelques années plus tard, le Dr De Blois ouvre un sanatorium du même nom. Ainsi, pendant que ces messieurs montent vers le nord pour pêcher, ces dames restent au sanatorium pour profiter d’une retraite luxueuse. Tout ça pour de l’eau! 

1908 : l’incendie qui ravagea Trois-Rivières


Photo : Archives du Séminaire de Trois-Rivières, 0064-18-09, Feu de Trois-Rivières

Le 22 juin 1908, le centre-ville de Trois-Rivières s’embrase et part en fumée. Heureusement, les rues et les parcs sont des remparts efficaces pour arrêter les flammes. C’est ainsi que la cathédrale est sauvée par le parc Champlain. Sur la rue Bonaventure, le Manoir de Blois est épargné, ainsi que le manoir Boucher de Niverville, construit en 1668. Sur la rue Saint-Louis, au Platon, le manoir de Tonnancour échappe aussi à l’incendie. C’est ainsi qu’une visite de l’arrondissement historique et patrimonial de Trois-Rivières s’impose pour admirer les plus vieilles maisons de Trois-Rivières! 

1920 : la Canadian International Paper et l’industrie papetière


En 1920, la Canadian International Paper s’érige sur l’actuelle Promenade Trois-Rivières sur Saint-Laurent! La scierie laisse ainsi place à l’usine de pâte et papier afin que tout le processus de transformation se fasse sur place. Les billots arrivent de la rivière Saint-Maurice; le charbon s’accumule pour faire marcher les machines. D’ailleurs, il se trouvait à l’exact emplacement de l’Amphithéâtre Cogeco. Comme quoi les temps ont bien changé, puisque vous pouvez aujourd’hui admirer l’amphithéâtre et le fleuve Saint-Laurent dans toute leur splendeur! Et le meilleur moyen d’en savoir plus sur cette industrie qui a fait de Trois-Rivières la capitale mondiale du papier, c’est de visiter Boréalis.

1929 : la crise et ses conséquences


Trois-Rivières connaît une progression spectaculaire. En 20 ans, sa population a quadruplé! Pourtant, la crise de 1929 a des conséquences. Le meilleur exemple : regardez attentivement les bâtiments à partir du parc Pierre-Boucher. Avez-vous remarqué? L’un des murs de la grande tour n’a aucune fenêtre! Il s’agissait d’un mur temporaire alors que le promoteur  prévoyait poursuivre la construction au fur et à mesure que le tout aurait été occupé. Mais le krach met ce projet sur pause. Heureusement, des mesures sont mises en place pour occuper les chômeurs, dont la construction de parcs et de bâtiments, dont le stade de balle où les Aigles jouent tout l’été, la piscine où vous pouvez aller vous baigner lors des grandes chaleurs, et bien d’autres encore. Allez y faire un tour! Vous y trouverez également l’hippodrome en fonction depuis les années 1850.

1967 : Le pont Laviolette


Photo : Le Nouvelliste

Avant le pont Laviolette, les gens passent d’une rive à l’autre grâce à la famille Bourgeois. Cette famille a d’ailleurs opéré, à elle seule, cinq de ces traversiers pendant plus de 50 ans! Toutefois, les courants incertains, les saisons difficiles et le développement de l’économie régionale poussent la population à demander un pont. C’est ainsi qu’est inauguré, en 1967, le pont Laviolette. Aujourd’hui encore, il s’agit du plus long pont à charpente métallique au Québec. Un symbole fort pour Trois-Rivières! 

Curieux d’en apprendre plus sur Trois-Rivières? À vous de partir à la conquête de son passé!

Un grand merci à Jean-Philippe Marcotte, de Personare, pour ses précieuses connaissances sur la ville de Trois-Rivières. Si vous voulez en profiter à votre tour, Personare offre des visites de la ville et des Forges du Saint-Maurice. Bonne visite!

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